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cornet-bouquin

 

Focus sur 2 cornettistes à bouquin

François Cardey et  Núria Sanromà Gabàs

Ils étaient là, dans l’Aven d’Orgnac, suspendus dans les roches à jouer des airs au cornet à bouquin… présentation de deux artistes professionnels qui n’ont pas froid aux yeux. Cliquez ici

 

Découverte du cornet à bouquin…

Mercredi 24 juillet au soir, vous étiez très nombreux à plonger dans les ondes musicales de l’Aven d’Orgnac, à cette occasion le mystère a enfin été révélé ! Le cornet à bouquin a fait son apparition, et à la surprise générale, ce n’est pas un cornet rempli de livres…   Le cornet à bouquin est un instrument à vent que l’on peut apparenter à la famille des cuivres car le son est produit par la vibration des lèvres. Il est vraisemblablement appelé ainsi car l’embouchure se dit “bocca” en italien. Le mot aurait ensuite évolué en  » à bouquin  » après l’arrivée de l’instrument en France, au cours du XVIe siècle.

Cet instrument est surnommé « trompette moelleuse »  au festival Labeaume en musiques à cause de la douceur de sa sonorité. Le cornet à bouquin est un instrument en bois, courbe, percé de sept trous et recouvert de cuir ou de parchemin. Comme tous les autres instruments de son époque tels que les flûtes, les violes et les luths, le cornet à bouquin rassemble une famille allant du cornettino (le plus petit) aux cornets les plus graves, comme le cornet ténor (en forme de S) ou le cornet basse (dont on a toutefois que très peu de traces).

Instrument très répandu dans l’Europe des XVIe et XVIIe siècles, le cornet à bouquin possède un vaste répertoire autant en musique profane que sacrée.  À la Renaissance, il est en effet un instrument de prédilection pour doubler les parties de soprano pendant les offices, et au cours du XVIIème siècle, de nombreux compositeurs lui écriront des sonates et canzones, comme par exemple Claudio Monteverdi (dans les Vêpres de la Vierge, l’Orfeo), Giovanni Battista Fontana, Heinrich Schütz, Samuel Scheidt,  Matthias Weckmann, John Adson…