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LE BAROQUE NOMADE

Venise, Miroir du Monde

baroque nomade

Dimanche 16 mars 2014 à 17:00
Eglise de Vesseaux – VESSEAUX

 

LA MUSIQUE DU 17ÈME SIECLE QUI SE CONSTRUIT À VENISE RÉVÈLE LES INFLUENCES DES ARMÉNIENS, DES JUIFS CHASSÉS D’ESPAGNE ET DU PORTUGAL, DES TZIGANES DE TRANSYLVANIE, DES TURCS-ITALIENS- GRECS…

 

Cyrille Gerstenhaber, soprano
Andreas Linos, viole de gambe
Rémi Cassaigne, théorbe
Pierre Rigopoulos, percussions
Jean Christophe Frisch, flûte et direction
  
  
 

Venise, 17e siècle. Les navires marchands sillonnent la Méditerranée. La vieille Route de la Soie apporte encore les richesses de l’Orient. Les Arméniens impriment ici leurs premiers livres, poésie et musique. Les Juifs chassés d’Espagne et du Portugal sont arrivés avec leurs mélopées étranges. Les compositeurs allemands, les Tziganes de Transylvanie viennent étudier la musique nouvelle qui s’invente chaque jour. D’Istanbul, capitale ottomane, parviennent aussi des voyageurs curieux, et on publie ici des airs turcs ou persans, comme on trouve des airs italiens dans les manuscrits du Sultan. On compose des airs en langue grecque, évoquant les héroïnes sensuelles de la mythologie. Les échos des violes de gambes et des luths répondent aux voix lointaines de la mystérieuse Asie. Portraits de femmes des confins de la Méditerranée, qui chantent le chemin parcouru. C’est parfois celui de l’exil, mais aussi celui de la fête et du bonheur. Le zarb accompagne la viole de gambe, la flûte passe du majeur au hijjaz. La stupéfiante ductilité de la voix de Cyrille Gerstenhaber lui permet de glisser d’un affect à l’autre, et d’un style à son opposé, du récitatif à la Tarentelle. Entre deux instants de musique, Jean-Christophe Frisch pose sa flûte, et rend hommage, avec ses talents de conteur, aux femmes de Méditerranée.